Dans un logement en France, choisissez un interrupteur différentiel de type A pour la plaque de cuisson et le lave-linge. Les circuits courants, comme l’éclairage, les prises générales, le four, le chauffe-eau ou la VMC, peuvent être protégés par un type AC ou un type A.
Le type A détecte davantage de formes de courant de défaut que le type AC. Il peut donc remplacer un type AC, y compris pour les circuits ordinaires. En revanche, un type AC ne convient pas aux circuits qui exigent un type A. Équiper tout un tableau en type A est techniquement possible, mais ce n’est pas nécessaire pour répondre aux besoins des circuits usuels.
Quelle différence entre les types A et AC ?
Un interrupteur différentiel compare les courants qui circulent dans les conducteurs actifs. Lorsqu’une fuite dépasse son seuil de déclenchement, il coupe l’alimentation afin de protéger les personnes contre les risques liés à un défaut d’isolement.
Le type AC détecte les courants résiduels alternatifs sinusoïdaux. Il répond aux besoins de nombreux circuits domestiques classiques.
Le type A détecte également les courants résiduels continus pulsés, susceptibles d’être produits par certains appareils comportant des redresseurs ou de l’électronique de puissance. Cette capacité supplémentaire explique son emploi obligatoire sur certains circuits, mais elle ne signifie pas que tout appareil électronique doit automatiquement être placé sous un type A.
Quels appareils placer sous chaque type ?
La plaque de cuisson et le lave-linge doivent être placés sous un interrupteur différentiel 30 mA de type A. Ces deux circuits constituent la règle de décision essentielle lors de la répartition d’un tableau électrique résidentiel.
Les circuits d’éclairage, les prises de courant générales, le four, le chauffe-eau et la VMC peuvent être raccordés sous un type AC. Ils peuvent aussi être placés sous un type A, puisque celui-ci couvre également les défauts alternatifs détectés par le type AC.
Le choix ne doit donc pas reposer uniquement sur la présence d’électronique dans un appareil. Il faut d’abord identifier la nature du circuit et les exigences qui lui sont applicables. Les caractéristiques indiquées par le fabricant restent également déterminantes pour les équipements particuliers.
Un interrupteur différentiel de type A peut-il remplacer un type AC ?
Oui. Un type A peut recevoir les circuits normalement admissibles sous un type AC. Cette solution peut simplifier la composition du tableau ou faciliter un remplacement, à condition que la sensibilité, le calibre et les autres règles de dimensionnement soient respectés.
L’inverse n’est pas possible pour la plaque de cuisson, le lave-linge ou tout autre circuit nécessitant la détection des courants continus pulsés. Remplacer leur type A par un type AC réduirait les formes de défaut détectées.
Type, sensibilité et calibre ne désignent pas la même chose
Les indications A ou AC définissent les formes de courant de défaut détectées. Elles ne donnent ni le seuil de déclenchement ni la capacité de l’appareil à supporter le courant du tableau.
La valeur de 30 mA correspond à la sensibilité différentielle destinée à la protection des personnes. Dans un logement français, tous les circuits doivent bénéficier d’une protection différentielle dont la sensibilité ne dépasse pas 30 mA. À sensibilité identique, un type A 30 mA n’est donc pas « plus sensible » qu’un type AC 30 mA. Il détecte simplement davantage de formes de défaut.
Les valeurs de 40 A ou 63 A correspondent au courant assigné que l’interrupteur différentiel peut supporter. Ce calibre se détermine selon les caractéristiques de l’installation et les règles de dimensionnement par l’amont ou par l’aval. Il ne peut pas être choisi uniquement parce que l’appareil est de type A ou AC.
L’interrupteur différentiel ne remplace pas les disjoncteurs divisionnaires. Ceux-ci protègent les circuits contre les surcharges et les courts-circuits, tandis que l’interrupteur différentiel réagit aux fuites de courant.
Combien d’interrupteurs différentiels prévoir dans un logement ?
Pour un logement français, les règles de la norme NF C 15-100 prévoient au moins deux interrupteurs différentiels, dont un de type A. Tous doivent présenter une sensibilité de 30 mA, et un même interrupteur différentiel ne peut protéger plus de huit circuits.
Cette répartition évite aussi qu’un seul défaut prive l’ensemble du logement d’électricité. Le nombre réel d’interrupteurs peut donc dépasser ce minimum selon la quantité de circuits, leur organisation et les contraintes de dimensionnement.
Recharge automobile et appareils à variateur : A ou AC ne suffit pas toujours
La recharge d’un véhicule électrique ne se résume pas à choisir systématiquement un type A. Pour un circuit dédié à la recharge, la protection différentielle peut être de type A ou F en monophasé et doit être de type B en triphasé. Les caractéristiques imposées par le fabricant de la borne doivent également être respectées.
Le type F doit aussi être considéré pour certains équipements monophasés équipés d’un variateur de vitesse, notamment certaines pompes à chaleur, climatisations et pompes de piscine. Pour ces appareils, choisir simplement entre A et AC peut conduire à une protection inadaptée.
Ces dispositions issues de la révision de 2024 s’appliquent techniquement depuis septembre 2025 aux installations neuves, aux extensions, aux modifications et aux parties concernées par les travaux. En présence d’une borne de recharge, d’un équipement à variateur ou d’une installation triphasée, le type de différentiel et son dimensionnement doivent donc être vérifiés à partir des caractéristiques précises du projet.







