Pour une maison neuve standard sans chauffage électrique, comptez à titre indicatif 100 à 150 € TTC par m², fournitures et pose comprises. Une maison de 100 m² représente donc un budget d’environ 10 000 à 15 000 € TTC.
Ce repère change sensiblement si le chauffage électrique est inclus ou si le chantier concerne une rénovation complète. La surface ne suffit pas non plus à établir un prix fiable : le nombre de prises, les circuits spécialisés, le mode de pose et les travaux nécessaires sur les murs peuvent peser fortement sur le devis.
Quel prix au m² selon le type de chantier ?
| Type de chantier | Sans chauffage électrique | Avec chauffage électrique |
|---|---|---|
| Maison neuve | 100 à 150 € TTC/m² | 130 à 180 € TTC/m² |
| Rénovation électrique complète | 130 à 160 € TTC/m² | 160 à 220 € TTC/m² |
Ces fourchettes sont des ordres de grandeur, et non des tarifs officiels. Elles ne doivent pas être additionnées entre elles : une estimation avec chauffage couvre un périmètre différent d’une installation standard sans chauffage.
En rénovation, les montants indiqués concernent une réfection complète. Une intervention partielle doit être chiffrée selon les circuits conservés, les équipements remplacés et l’accessibilité du réseau existant. À l’inverse, une rénovation électrique complète d’une maison ancienne peut exiger la dépose des câbles, appareillages et protections devenus inutilisables, ainsi que des reprises sur les murs.
Pourquoi deux maisons de même surface peuvent-elles coûter très différemment ?
Le prix au m² fournit un premier cadrage, mais l’électricien chiffre surtout une quantité de matériels, de circuits et d’heures de travail. Une maison comportant plusieurs pièces techniques, des équipements extérieurs ou de nombreux appareils puissants demande davantage de lignes dédiées et de protections qu’un logement plus simple de surface identique.
Le chauffage électrique augmente notamment le nombre et la puissance des circuits à installer. Le mode de pose joue aussi un rôle : le passage des câbles dans une construction neuve est généralement plus prévisible qu’une intervention dans des murs existants. En rénovation, la dépose de l’ancien réseau, les saignées et les reprises murales peuvent représenter une part importante du chantier.
Que faut-il vérifier pour comparer les devis ?
Deux montants ne sont comparables que si les prestations incluses sont équivalentes. Chaque devis devrait permettre d’identifier clairement les éléments suivants :
- le nombre de prises, d’interrupteurs et de points lumineux prévus dans chaque pièce ;
- les circuits spécialisés destinés notamment aux équipements de cuisine, à la production d’eau chaude ou à d’autres appareils puissants ;
- le tableau électrique, ses protections et les éventuelles réserves prévues pour de futurs équipements ;
- le réseau de communication et les prises correspondantes ;
- la fourniture et le raccordement des radiateurs si le chauffage électrique est compris ;
- les équipements extérieurs, connectés ou automatisés ;
- le mode de pose des câbles et appareillages ;
- en rénovation, la dépose de l’ancien réseau, l’évacuation des éléments retirés et les reprises de murs ;
- les contrôles, documents et éventuelle attestation de conformité compris dans le prix ;
- le taux de TVA appliqué et les prestations explicitement exclues.
Il est également utile de vérifier la gamme des interrupteurs, prises et équipements retenus. Une différence de prix peut venir d’un périmètre technique plus complet, mais aussi d’un niveau de finition ou d’équipement différent.
Raccordement, installation intérieure et mise en service : des postes distincts
Le budget au m² concerne l’installation électrique intérieure de la maison. Il ne faut pas y intégrer automatiquement le raccordement au réseau, qui fait l’objet d’études et de travaux séparés. La part forfaitaire moyenne d’un branchement est estimée à 1 690 € TTC, mais une part variable peut s’ajouter lorsqu’une extension du réseau est nécessaire.
Le devis doit donc préciser si son périmètre s’arrête au tableau de la maison ou s’il comprend certaines démarches complémentaires. Le raccordement, l’installation intérieure et la mise en service doivent apparaître comme des opérations distinctes afin d’éviter de comparer un devis limité aux travaux électriques avec un budget global déjà complété par d’autres frais.
Quel taux de TVA prévoir en rénovation ?
Les travaux réalisés par une entreprise dans un logement d’habitation achevé depuis plus de deux ans peuvent bénéficier d’une TVA à 10 %, sous conditions. Les équipements achetés directement par le propriétaire restent soumis à une TVA de 20 % ; seule leur pose peut éventuellement relever du taux réduit.
Le taux de 10 % ne s’applique pas lorsque l’ampleur globale des travaux conduit à considérer fiscalement le bâtiment comme un immeuble neuf. Le taux affiché sur chaque devis doit donc être contrôlé en fonction de l’âge du logement, de la personne qui fournit les équipements et de l’étendue générale du projet.
Attestation de conformité et rénovation : éviter les raccourcis
Une attestation de conformité est exigée pour une installation neuve. Elle l’est également après une rénovation électrique complète lorsqu’une mise hors tension par le distributeur a été demandée pour réaliser les travaux. Une rénovation partielle effectuée sans cette coupure peut faire l’objet d’une attestation volontaire, mais elle n’entraîne pas automatiquement la même obligation.
Le devis doit préciser le référentiel technique retenu et les exigences de la norme NF C 15-100 applicables aux parties neuves ou modifiées. Une installation ancienne ne doit pas être considérée automatiquement comme devant être intégralement reconstruite selon les prescriptions les plus récentes : l’étendue des travaux dépend des parties modifiées, de l’état de l’existant et du niveau de sécurité constaté.







